Ces femmes qui se sont réinventées après leur cancer du sein.

cancer du sein

Cancer du sein : 4 femmes nous livrent leur témoignage sur la maladie qui leur à servi de tremplin pour voir la vie autrement.

Le 18 septembre 2016, Anaïs Quemener remporte les Championnats de France de marathon à Tours. 42 km en 2h55 et 26 secondes. Une victoire sportive qui force le respect, comme tant d’autres. Mais celle-ci résonne différemment dans le cerveau de la coureuse. Elle la gagne après sept mois de chimiothérapie destinés à réduire et détruire les cellules cancéreuses logées dans son bras et son sein gauche, et après l’ablation de ce dernier suite à son cancer.

témoignages

Anaïs Quemener a fait partie des 54.000 nouveaux cas de cancer du sein, le plus fréquent chez la femme, chaque année en France. Elle fait aussi partie de celles à qui l’annonce du diagnostic a coupé le souffle, mais qui en ont récupéré un second, plus puissant, après le combat contre la maladie. Quatre d’entre elles nous racontent comment leur chute a progressivement laissé place à leur renaissance.

Le grand chamboulement

Pour ces femmes jeunes, à première vue sans antécédents familiaux, il a d’abord fallu encaisser avant de prendre les armes. Anaïs Quemener apprend qu’elle souffre d’un cancer du sein à 24 ans, après avoir senti une grosseur dans la poitrine, qui n’a cessé de se développer jusqu’à dépasser de son soutien-gorge. Adepte de course à pied depuis ses 8 ans, l’annonce tombe quand la sportive a atteint son meilleur niveau, pulvérisant au passage ses objectifs de compétition.

femmes

À l’instar d’Anaïs, Noémie Caillault fait également partie des petits 3% des femmes qui développent un cancer du sein avant 35 ans (2). Quand on lui annonce le mal dont elle souffre, elle a 27 ans, et prend des cours de théâtre pour devenir comédienne. Aujourd’hui, la trentenaire est de plus en plus médiatisée en raison du spectacle qu’elle a tiré de son cancer, intitulé Maligne. Marjorie Jacquet, ancienne attachée de presse dans la mode et auteure de Les cheveux dont je rêvais (Éd. Max Milo) (3), a aussi vu son quotidien retourné par la nouvelle.

La femme a 38 ans quand elle se retrouve assise dans le bureau de sa gynécologue et écoute le verdict. Verdict qui balaie une indépendance établie depuis longtemps et remet certains sujets à l’ordre du jour : «Tout s’est enchaîné très rapidement. On m’a dit que j’allais être chauve, ménopausée, stérile… J’ai congelé trois ovocytes», se souvient l’auteure. Sa tumeur est impalpable, elle n’aurait jamais pu la sentir au toucher.

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