30 secondes avant de mourir, ce neurobiologiste révèle ce qui vous arrive vraiment.

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«Il y a véritablement quelque chose qui se passe». La prochaine étape serait de trouver l’explication, qui pourrait être liée à «l’existence d’une âme». Ah bon.

En fait, c’est quasiment scandaleux du point de vue de la rigueur scientifique. Mais restons aimables, puisque cela témoigne surtout du désir intense qui nous anime de nier la mort, à laquelle nous serons confrontés un jour ou l’autre le plus tard possible, bien entendu.

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Neurobiologiste : Une étude controversée

L’étude en question, réalisée par le chercheur Sam Parnia (qui s’intéresse aux expériences de mort imminente depuis longtemps), a été très largement publicisée cette semaine. Ce qui n’est pas surprenant, puisque ce chercheur quelque peu controversé est souvent considéré comme un militant de la «cause» de la vie après la mort, ce qui oblige à rester sur ses gardes quand on parcourt ses travaux.

Il faut vraiment avoir l’imagination fertile pour penser que son étude appuie l’hypothèse hasardeuse de la «vie après la mort». Et ce, pour une foule de raisons.

D’abord, parce que la question principale posée aux patients réanimés était elle-même suggestive : «Vous souvenez-vous de quelque chose qui soit arrivé pendant que vous étiez inconscient ?» C’est une question susceptible de conduire à une idée préconçue.

Ensuite, parce qu’il ne s’agissait pas de «morts», mais de patients en arrêt cardiaque chez qui on pratiquait une réanimation cardiorespiratoire sous forme de massage cardiaque et ventilation.

Cela n’avait donc rien à voir avec la mort du cerveau : non seulement y a-t-il toujours un flot cérébral chez les patients qui survivent à un arrêt cardiaque justement grâce aux manœuvres de réanimation, mais il y a une certaine activité.

J’ai même déjà vu des patients ouvrir les yeux et me saisir les mains parce que je leur faisais mal en enfonçant leurs côtes ! C’est assez impressionnant, mais cela témoigne surtout du fait que, justement, on ne parle pas du cerveau d’un «mort».