Réformes : Emmanuel Macron prépare la rentrée, ce que vous devez savoir.

Emmanuel Macron

Alignement des planètes

Selon nos informations, le gouvernement se réunira en séminaire au cours de la première semaine de janvier, après le premier conseil des ministres de l’année, le mercredi 3. Ce séminaire, qui s’était tenu à Matignon en octobre, pourrait avoir lieu cette fois à l’Elysée. Objectif : fixer l’agenda des trois prochains mois, qui sera largement dominé par le deuxième volet des réformes sociales (apprentissage, formation professionnelle, assurance chômage) et la réforme de l’action publique. « La réforme de l’Etat est une priorité absolue, ce sera un gros morceau de 2018 », juge un conseiller de Matignon.

L’exécutif

D’autres réformes sensibles sont attendues sur l’asile et l’immigration (pour durcir la politique d’immigration), le logement ou les entreprises (participation, intéressement, smic, etc). Les arbitrages sur la réforme de la Constitution (réduction de nombre de parlementaires, etc.) doivent également être rendus en début d’année. Une réunion avec les présidents de l’Assemblée nationale et du Sénat, François de Rugy et Gérard Larcher, les ministres Gérard Collomb (intérieur) et Nicole Belloubet (justice), se tiendra d’ailleurs sur ce sujet mercredi 20 décembre à l’Elysée.

« Tous les dossiers chauds qui devaient nous exploser à la figure sont passés sans problème »
Un conseiller élyséen

En plus de celui sur Notre-Dame-des-Landes, un autre arbitrage ultrasensible est attendu pour le début de l’année sur la limitation de vitesse à 80 km/heure sur les routes nationales. « La rentrée va être très marquée par ce sujet » de sécurité routière, anticipe-t-on à Matignon, où l’on sait que cette limitation est « très impopulaire ». L’épineux dossier des retraites et les sujets bioéthiques seront sur le métier plus tard dans l’année, voire début 2019.

Emmanuel Macron réformes

En revanche, Emmanuel Macron souhaite s’emparer dès janvier du sujet de la laïcité. Le président, qui a axé son début de quinquennat sur les réformes économiques et sociales, ne veut pas se voir reprocher de délaisser les sujets sociétaux. L’avenir institutionnel de la Nouvelle-Calédonie et de la Corse seront deux autres dossiers de l’année à venir. « On a fait six mois au pas de charge, se félicite un conseiller de l’exécutif. On garde le tempo, c’est une clé du succès. Les Français attendent que le président applique son programme. »

Pour l’heure, M. Macron déroule sans encombres son plan de réformes. Non seulement, le chef de l’Etat remonte mois après mois dans les sondages après un décrochage brutal durant l’été, mais il ne rencontre guère d’oppositions susceptibles de le faire reculer, notamment dans la rue, où les défilés syndicaux n’ont pu empêcher la réforme du code du travail par ordonnances. Un alignement des planètes qui réjouit l’entourage présidentiel. « Comment va le Château ? Le Château se transforme, et plus vite que prévu ! », s’amuse ainsi un conseiller élyséen. « Tous les dossiers chauds qui devaient nous exploser à la figure sont passés sans problème », renchérit un autre proche, qui résume, dans un sourire : « On peut le dire, on est très bons ! »

« What’s next ? » Emmanuel Macron …

Si le rythme soutenu des réformes est assumé, il ouvre aussi une interrogation pour la suite. « Tout a été lancé et ça avance très vite, donc il y a un vrai sujet sur la construction de la suite : what’s next ? », note le député LRM Gabriel Attal, qui observe que cette interrogation commence à mobiliser les députés de la majorité. « Qu’est-ce qui va se passer après ?, appuie un haut fonctionnaire. Il y a tellement de chantiers ouverts et de réformes vite exécutées que le gouvernement ne pourra pas se contenter de gérer jusqu’en 2022. »

Si le rythme soutenu des réformes est assumé, il ouvre aussi une interrogation pour la suite. « Tout a été lancé et ça avance très vite, donc il y a un vrai sujet sur la construction de la suite : what’s next ? », note le député LRM Gabriel Attal, qui observe que cette interrogation commence à mobiliser les députés de la majorité. « Qu’est-ce qui va se passer après ?, appuie un haut fonctionnaire. Il y a tellement de chantiers ouverts et de réformes vite exécutées que le gouvernement ne pourra pas se contenter de gérer jusqu’en 2022. »

Au sommet de l’Etat, on reconnaît que le projet présidentiel cimente pour l’instant la majorité. « Il faudra trouver un autre ciment pour la deuxième partie du quinquennat, peut-être la préparation de la réélection d’Emmanuel Macron », indique un conseiller. « On réussit à piloter à trois mois alors que Jean-Marc Ayrault ne pilotait pas à un jour, c’est déjà pas mal », ironise un autre conseiller de l’exécutif, pour qui cette question de la seconde partie du quinquennat est prématurée.

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