Dans le business de Johnny Hallyday, la clan Boudou omniprésent.

boudou

Dans la famille Hallyday, on demande le clan Boudou. Depuis plus d’une dizaine d’années, la belle-famille de Johnny s’est imposée à des postes stratégiques dans le business du rockeur disparu le 5 décembre dernier, voici notre enquête, ils sont partout.

Boudou famille : Le père, le frère et la grand-mère de Laeticia Hallyday, a des degrés divers, se sont occupés des affaires du rockeur. « Très vite, l’idée que les Boudou devaient prendre le contrôle du business du rockeur s’est imposée ».

Une omniprésence mise en lumière par l’actuelle bataille que livrent Laura Smet et David Hallyday, les deux premiers enfants du rockeurs, à Laeticia Hallyday, leur belle-mère autour de la succession du « taulier ».

andré Boudou

Dès 2005, Libération s’intéresse notamment au rôle du « beau-papa », véritable patriarche de la « bande à Boudou ». André, aujourd’hui âgé de 67 ans et l’accent chantant, est alors décrit comme un businessman sulfureux.

C’est lui qui est à l’origine de la rencontre entre Johnny et Laeticia, en 1995: « Un ami m’a proposé de dîner avec Johnny un soir. Laeticia est venue. Ils ne se sont plus séparés », explique-t-il dans Libération. Rapidement, il associe le nom de Johnny à celui de l’Amnésia, une boîte de nuit qu’il possède d’abord à Miami avant de la décliner à Paris (où il fait faillite) et au Cap d’Agde.

contrat Optic 2000

André Boudou, un rôle de poids en coulisses

S’il n’a pas de titre officiel, en coulisses, André Boudou est en première ligne. « Très vite, l’idée que les Boudou devaient prendre le contrôle du business du rockeur s’est imposée, explique à L’Express l’un des biographes du Johnny, Eric Le Bouhris, auteur en 2012 de Histoire d’une idole [éditions Prisma]. Ils considéraient qu’il gérait mal son business et qu’ils devaient l’aider à ne pas se faire escroquer. »

André Boudou aurait même affirmé, en parlant de Johnny, qu’il « savait chanter mais pas compter. » Une constatation plutôt juste, à en croire Eric Le Bouhris. « Ils avaient des raisons objectives de dire que Johnny était un piètre gestionnaire. Il a grandi dans la pauvreté avant de se retrouver à la tête d’une fortune alors qu’il était tout juste adulte. Johnny a délégué auprès de comptables, de conseillers en tous genres, il ne voulait pas s’occuper d’argent. Il a parfois été condamné à des amendes très importantes. »

En 1977, par exemple, Johnny est condamné à une amende de 20 000 francs, parce que ses comptables ont oublié de déclarer ses revenus des années 1971 et 1972. « Les Boudou se sont appuyés sur cette légitimité pour prendre la main sur ses finances », poursuit l’auteur. Dans Libération, André Boudou assume. « Si votre fille se mariait avec un type qui se fait escroquer, vous ne feriez rien? », demande-t-il.

Mamie Rock

Le père de Laeticia dit jouer les entremetteurs pour booster les finances de Johnny. il s’attribue, par exemple, le juteux contrat Optic 2000 obtenu par Johnny en 2001. C’est lui aussi qui est soupçonné de l’avoir fait quitter Universal en 2003 pour la maison de disques Warner. « Entre le contrat Universal et le contrat Warner, la différence est fabuleuse », se réjouit à l’époque André. Il omet toutefois d’évoquer la perte de contrôle de 1000 titres enregistrés par Johnny et restés dans le portefeuille d’Universal.

Le patriarche finit par être rattrapé par ses affaires en 2007, quand il est condamné à six mois de prison ferme pour « fraude fiscale », « abus de biens sociaux » et « tenue de comptabilité falsifiée », pour sa gestion de l’Amnésia au Cap d’Agde. C’est, aux yeux de son avocat, « une décision d’une exceptionnelle sévérité. » « Tous les faits qui nous sont reprochés sont contestés, on n’a jamais fraudé le fisc », insiste-t-il.

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