Une étude révèle que la prise de Viagra pourrait réduire le risque de cancer de l’intestin.

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Le cancer colorectal, 2e cancer le plus fréquent chez l’homme

Troisième cause de décès par cancer aux États-Unis selon l’American Cancer Society (ACS), le cancer colorectal (du côlon et du rectum) représente près de 12% de l’ensemble des décès par cancer en France, notamment chez les plus de 65 ans. Il est le troisième cancer le plus fréquent chez l’homme, après ceux de la prostate et du poumon et le deuxième chez le plus fréquent chez la femme après celui du sein.

Un facteur de risque significatif pour le développement de la maladie est une mutation dans un gène appelé le polypose adénomateuse (APC), un suppresseur de tumeur. Les personnes présentant une mutation génétique APC risquent de développer des centaines de polypes colorectaux, ce qui peut éventuellement entraîner un cancer.

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Menée par le Dr Darren D. Browning, chercheur sur le cancer au Georgia Cancer Center et au Département de biochimie et de biologie moléculaire à l’Université Augusta en Géorgie, cette nouvelle étude affirme qu’une petite dose quotidienne de Viagra pourrait réduire le nombre de tumeurs colorectales de moitié.

Une expérience menée sur les souris

Au cours de l’étude, les chercheurs ont testé le Viagra sur des souris génétiquement modifiées pour développer des centaines de polypes qui, chez l’homme, conduisent presque toujours au cancer colorectal.

En ajoutant le sildénafil à l’eau des souris, les chercheurs se sont aperçus que le médicament augmentait les niveaux de guanosine monophosphate cyclique (GMPc), un régulateur de calcium intracellulaire qui contribue au bon fonctionnement physiologique des cellules.

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Dans leur étude, le Dr Browning et ses collègues montrent que le GMPc régule l’homéostasie de l’épithélium intestinal, c’est-à-dire la couche de cellules située à l’intérieur de l’intestin. Celle-ci forme une barrière physique contre les substances étrangères et les bactéries.

Les chercheurs ont aussi étudié l’impact du sildénafil sur le GMPc. En effet, le médicament était susceptible d’inhiber le phosphodiestérase-5, une enzyme se trouvant naturellement dans les cellules du côlon et connue pour augmenter elle aussi les niveaux de GMPc.

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