Comment notre Johnny gérait sa fortune, était-il vraiment riche ?

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Surtout, le rocker a été l’égérie d’Optic 2000 entre 2002 et 2011, rémunéré pour cela entre 300.000 et un million d’euros par an, selon le Figaro.Avant d’être sèchement remercié par l’opticien, qui ne cacha point les motifs de sa décision: « L’image de Johnny qui vit entre Los Angeles et la Suisse ne nous correspond plus. L’air du temps a changé: on est passé des années fric et des années stars à des années citoyennes, des années de crise ».

Johnny Hallyday argent

Enfin, depuis l’âge de 62 ans, Johnny avait aussi droit à une retraite (il était considéré comme un salarié de ses maisons de disques, et ses contrats étaient formellement des CDD). Son montant n’est pas connu.

2- Son patrimoine immobilier

Johnny détenait encore quatre maisons. D’abord, la villa Savannah à Marne-la-Coquette, où il est décédé, achetée grâce à un prêt de 4,9 millions d’euros accordé par Universal. Ensuite, le chalet Jade à Gstaad (Suisse), qui aurait coûté 3 millions d’euros. En outre, une demeure dans le quartier huppé de Pacific Palisades à Los Angeles. Enfin, une villa sur l’île de Saint-Barthélémy (Antilles françaises), qui a été endommagée par l’ouragan Irma.

Pour éponger ses dettes à Universal, il a dû revendre à la major la nue-propriété de la Lorada (sa maison à Ramatuelle) et de son hôtel particulier dans le 16ème arrondissement de Paris.

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3- Ses dettes

Ses revenus couvrant à peine son train de vie dispendieux, Johnny s’est endetté, essentiellement auprès d’Universal. Entre 1978 et 1996, la major lui a accordé plus de quinze prêts, pour un total de plus de 15 millions d’euros. Le taux des prêts allait de 4% à 9,5%, soit « 5 ou 6 points de moins que le taux exigé par les banques », selon Universal.

Universal lui a ainsi prêté de quoi régler son ardoise auprès du fisc à la fin des années 70; ou acheter sa maison à Marnes-la-Coquette; ou bien encore un yacht (revendu depuis). Lors du procès contre Johnny, Universal a expliqué:

« En 1996, M. Johnny Hallyday voulut acheter un yacht pour son usage personnel. Nul établissement bancaire ne voulait financer un tel investissement, qui nécessitait un prêt de 5,3 millions d’euros, que nul sinon Universal n’était à même d’accorder à M. Johnny Hallyday. Devant l’insistance de l’artiste, Universal accéda une fois de plus à sa demande ».
Pour rembourser ses prêts, Johnny reversait à Universal une partie (jusqu’à 90%) des redevances sur les ventes de disques, et a aussi revendu moult actifs à la major: ses droits sur les produits dérivés, son nom, la marque Johnny Hallyday, son site internet, des biens immobiliers… Johnny a fini de rembourser Universal vers 2003.

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4- Ses démêlés avec le fisc … et sa fortune !

Toute sa vie, Johnny a eu des démêlés avec le fisc. Pour certains, cela pourrait même expliquer le soutien public qu’il a apporté à plusieurs politiques (VGE, Jacques Chirac, puis Nicolas Sarkozy). « Johnny Hallyday s’engage peut-être pour des raisons très prosaïques: il vaut mieux être proche de l’administration fiscale », supposait le journaliste Michaël Darmon dans le documentaire Une épreuve d’artistes.

Pourtant, c’est sous les présidences Giscard et Sarkozy que Johnny a subi des redressements fiscaux douloureux. Sous Giscard, le fisc exige le remboursement de 15 millions d’euros d’arriérés, que Johnny n’a fini de payer que dans les années 1990, notamment grâce à un prêt d’Universal en 1978. Suite à ce redressement, il est condamné le 1er avril 1977 à dix mois de prison avec sursis et 3000 euros d’amende.

En 1991, il crée une société, Smet Dom EURL, pour profiter de la loi Pons qui permettait de déduire de ses impôts 100% d’un investissement dans les Dom-Tom. Cette société prend des parts dans Sterne Immo II SNC, qui détient la moitié de l’hôtel Sterne (devenu la villa Delisle) dans la commune de Saint-Pierre sur l’île de la Réunion. Mais l’affaire tourne mal… c’est pas la fortune.