La théorie du complot sur le 11 Septembre 2001 qui fait froid dans le dos.

vérité 11 Septembre 2001

Théorie du complot : Comment les théories sur la «vérité» des attaques du World Trade Center le 11 Septembre 2001 sont-elles entrées dans la pensée dominante ? uste après le 11 Septembre 2001, les complotistes ont entrepris de mettre au point et de diffuser ce qui au final allait devenir le mythe fondateur du mouvement complotiste du 11 Septembre.

Théorie du complot : Dans le but de restreindre les libertés individuelles et de favoriser leurs alliés de l’industrie pétrolière et gazière, les faucons néo-conservateurs de l’administration Bush et ses compères de la CIA et du FBI, bien sûr ont orchestré un attentat terroriste à grande échelle, provoquant la mort de 2.977 civils innocents et permettant d’obtenir le soutien de la population américaine à des guerres en Afghanistan et en Irak qu’elle n’aurait jamais autorisées sinon.

Il n’existe pas de sondages réguliers mesurant la popularité de cette théorie. Au début de la décennie, toutefois, elle était reléguée aux confins du spectre politique américain, lieu dont Richard Hoftadter fait une description mémorable dans son ouvrage, Paranoid Style in American Politics.

En mai 2002, tandis que la cote de popularité de Bush plane encore au-dessus de 70%, selon un sondage CBS News, moins d’un Américain sur dix pense que l’administration Bush ment sur ce qu’elle savait avant le 11 Septembre 2001 d’une éventuelle menace terroriste.

11 Septembre 2001

En avril 2004, 16% des sondés d’un sondage CBS News indiquaient que l’administration Bush «mentait en grande partie» sur ce qu’elle savait au sujet de possibles attentats contre les Etats-Unis avant le 11-Septembre, contre 56% pensant qu’elle disait la vérité, mais qu’elle cachait quelque chose, et 24% pensant qu’elle disait toute la vérité.

Arrivé au cinquième anniversaire des attentats, un Américain sur trois répondait aux sondeurs qu’il était probable que le gouvernement fut au choix complice des attentats du 11 Septembre 2001, ou qu’il avait laissé faire dans le but de mener une guerre au Moyen-Orient.

Comment ces idées ont-elles pu, dès le milieu de la décennie, se diffuser dans le courant dominant de l’opinion?

Il est difficile d’affirmer que le mécontentement général et la méfiance rendent les gens plus réceptifs à des idées qu’ils auraient sinon considérés comme absurde. Mais c’est plausible. Et il fait peu de doute qu’à compter de la mi-2006, les théories complotistes du 11-Septembre pouvaient s’appuyer sur une nouvelle base: une lassitude largement partagée vis-à-vis de la guerre en Irak, et une haine anti-Bush encore minoritaire, mais profonde.

Best-seller de Thierry Meyssan … théorie du complot

Avant de se populariser en Amérique, les théories complotistes sur le 11-Septembre ont bénéficié d’un certain écho en Europe et chez des intellectuels de gauche comme Gore Vidal. Le livre du Français Thierry Meyssan, L’effroyable imposture, qui postule que le Pentagone n’a pas été frappé par un avion de ligne mais par un appareil militaire moins gros ou un missile, fut à l’été 2002 l’ouvrage le plus vendu en France pendant six semaines. En octobre, dans un article publié par The Observer au Royaume-Uni, Gore Vidal relatait très sérieusement un certain nombre de théories selon lesquelles l’administration Bush s’était rendue complice des attentats pour des motifs géostratégiques.

Aux Etats-Unis, ce genre de discussion n’a pas dépassé le cercle restreint des extrêmes, alors même que la guerre suit son cours. Mais, alimentée notamment par la colère suscitée par les mensonges relatifs à la guerre, par le refus de la part de l’administration Bush d’endosser sa part de responsabilité et de faire preuve de transparence auprès de la commission d’enquête sur le 11-Septembre, et par les abus sur les libertés individuelles commis dans la foulée des attentats, la popularité des théories complotistes augmente régulièrement entre 2003 et 2004.

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