Une nouvelle «maison de L’H0RREUR» découverte aux États-Unis avec 10 enfants.

États-Unis

États-Unis : Dix enfants d’une même fratrie, âgés de 6 mois à 12 ans, ont été retrouvés vivants dans des conditions sord.ides dans une maison de Californie, où ils étaient tortµrés physi.quement et psycho.logiquement par leurs parents.

Dix enfants aux États-Unis, âgés de 6 mois à 12 ans, ont subi des actes d’une viol.ence rare. Le couple, arrêté et placé en déten.tion, dément tout acte de maltr.aitance ou de tortµre.

Le récit du procureur au États-Unis est insou.tenable: «De manière continue, les enfants étaient frap.pés, étran.glés, m0rdus, visés avec des ar.mes telles que des arbalètes et des pis.tolets à air comprimé, frappés avec des arm.es telles que des bât.ons et des bat.tes de baseball, soumis à la tortµre du ‘waterboarding’ (simulation de noy.ade)», détaille-il dans son acte d’acc.usation.

Certains ont également été brûlés avec de l’eau bouillante. «En raison de ces ab.us répétés, les enfants ont de multiples formes de cic.atrices, ainsi que des bras cassés» pour certains, a précisé le ministère public.

Le calvaire de ces enfants au États-Unis s’est arrêté le 31 mars, lorsque leurs parents ont été interpellés à leur domicile de Fairfield, au nord de San Francisco, après un appel de la mère. Ina Rogers, 30 ans, avait contacté la police pour sign.aler la disp.arition de son aîné de 12 ans. En entrant dans la maison, les agents ont alors découvert neuf enfants blottis les uns contre les autres sur le parquet du salon. La maison était dans un état répugnant, avec des habits, poubelles et excréments éparpillés ça et là. Les enfants ont été mis en sécurité et celui qui avait disparu a été retrouvé plus tard dans un buisson chez un voisin, selon le San Fransico Chronicle . La chaîne télévisée KCRA a capté quelques images de la maison en question, qu’elle a diffusées sur Twitter.

Cette dernière, qui avait initialement été inculpée d’un seul chef d’accu.sation mineur, fait donc maintenant face à neuf chefs d’accu.sation de maltr.aitance d’enfants, qui correspondent à des crim.es. Alors qu’elle était encore libre en début de semaine, elle a été placée en déten.tion mercredi, et sa caution portée à 495.000 dollars. Le père, principal auteur des tortµres, est également en détention. Déjà conda.mné pour viole.nces conjugales en 2011, Jonathan Allen, 29 ans, est inculpé pour sept chefs d’accu.sation de tortµre et neuf d’abus. Sa caution est fixée à 5,2 millions de dollars. Lundi, il avait plaidé non coupable et nié en bloc les accus.ations de maltr.aitances.

Interrogé mardi au parloir par la chaîne télévisée KCRA, l’auteur présumé des tortµres a affirmé que ses enfants avaient subi un lavage de cerveau de la part de la police, selon une autre chaîne. «Ils disent qu’ils ont été tortµrés et battus, mais un médecin peut-il le prouver?», a-t-il demandé. «J’aime mes enfants de tout mon cœur», a-t-il ajouté en pleurant.

maison

La journaliste : «Donc vous vous considérez comme innocent et vous êtes détenu pour quelque chose que vous n’avez pas fait?»

Jonathan Allen: «A 100%. Je ne suis pas parfait, personne ne l’est, mais je ne suis pas un animal, ni un bourr.eau, ni un mons.tre».

La veille, c’est sa femme qui déclarait, face aux caméras, que ces acc.usations étaient «ridicules».

Du ruban adhésif sur la bouche du bébé

À ce stade, de nombreuses questions restent en suspens: comment ces ab.us ont-ils pu passer inaperçus pendant des années? Qui était au courant? La grand-mère maternelle soupçonnait fortement ces maltr.aitances et accusait son gendre d’être «un mon.stre» et un adorateur du dia.ble. «Il prenait le bébé, le frappait au visage et lui mettait du ruban adhésif sur la bouche pour le faire taire», a-t-elle raconté auprès de la chaîne télévisée KNTV à San Francisco. Aux médias, elle a donné des photos de ses petits-enfants présentant diverses cica.trices sur le corps.

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D’après la presse américaine, les enfants n’étaient vraisemblablement pas scolarisés. Leur mère a expliqué qu’elle voulait éduquer ses enfants à la maison jugeant que l’enseignement public était mauvais, rapporte le San Fransico Chronicle. Sauf que la mère ne l’a jamais déclaré officiellement auprès des autorités, d’après le ministère de l’Éducation en Californie. Cette affaire a donc relancé le débat sur la protection des enfants et l’encadrement de ces scolarités menées à domicile. La loi californienne rend l’école obligatoire mais permet aux parents d’inscrire leurs enfants dans des écoles privées en ligne ou de donner cours à domicile. Mais l’État semble n’avoir aucune prise sur ces organismes. Un projet de loi pour renforcer la surveillance de l’État sur ces écoles avait été proposé mais bloqué en avril dernier. Depuis, le sujet continue de faire débat.

États-Unis

L’affaire rappelle une autre sinistre découverte en Californie, plus tôt cette année: celle des époux Louise et David Turpin, qui ont séqu.estré et affamé leurs treize enfants pendant plusieurs années, et ont été inculpés en janvier pour tortµre et maltr.aitance.