Le chanteur Charles Aznavour est décédé

Bien qu’amputé de son «-ian », qui trahissait ses origines, Charles Aznavour n’a jamais caché son amour pour le pays de ses parents. Et l’Arménie lui a d’ailleurs toujours bien rendu puisque depuis 2011, à Erevan, un musée est consacré à la vie du chanteur de La Yiddishe Mamma. De plus, en décembre 2008, il avait été fait Ambassadeur d’Arménie en Suisse.

Reconnu dans le monde entier

Si les prouesses vocales mais surtout les textes de l’interprète de For me formidable sont connus et reconnus dans l’Héxagone, le chanteur était également une star dans le monde entier. Avec plus de 1200 chansons enregistrées en plus de huit langues, Charles Aznavour a vogué sur les continents. L’Amérique – qu’il aimait tant, l’Australie, l’Asie, le Japon, l’Océanie, sa chère Arménie ou encore la Géorgie natale de son père, les scènes se multiplient mais ne se ressemblent pas. Comme ce soir du 30 mars 1963 où Charles s’est produit pour la première fois en solo à New York. Malgré plus d’une centaine de jour de grève des journaux, la salle est pleine pour venir applaudir « Édouard Saroyan, de Tirez sur le pianiste, de François Truffaut ». Le coup d’envoi de la carrière internationale d’un Charles Aznavour amoureux des voyages.

Le cinéma, son deuxième amour

Chanteur à temps plein, acteur à ses heures perdues, Charles Aznavour aura compté plus de 60 films ou téléfilms à son actif. Lelouche, Chabrol, Cocteau, Truffaut, nombreux sont les grands réalisateurs à avoir mis le Franco-arménien devant leur caméra. À l’aise dans son propre rôle, dans des premiers ou seconds rôles ou en doublage, comme quand en 2009, il prêtait sa voix au vieux Monsieur Fredricksen de Là-Haut, celui qui s’est éteint hier aura pris une revanche sur la vie, qui l’a poussé vers la chanson.

Pour tout ce qu’il a accompli, le septième art ne semble être qu’une corde de plus à son arc. Il était le plus grand. Un homme haut, comme ils disent.

source : Lalsace

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