Arnaques : de nouvelles escroqueries par SMS circulent, comment les éviter ?

De nos jours, les smartphones font partie de objets indispensables. Une aubaine de plus pour ceux qui montent des arnaques par texto.

© Crédits photos : Istock

Voir Ne plus voir le sommaire

Avec l’avènement des téléphones portables et d’internet, les escrocs ont très vite adopter de nouvelles méthodes. L’objectif ? Piéger toujours plus de nouvelles victimes. Dans ces conditions, vous pouvez vivre des arnaques lorsqu’on sonne à votre porte. Mais de nos jours, les escroqueries sévissent aussi beaucoup par SMS ou par courriel. Globalement, la méthode des malfaiteurs varie peu. Le plus souvent, ils mettent en avant une annonce qui semble importante. De cette façon, les destinataires peuvent tomber dans le panneau si on leur promet un joli cadeau. Mais cette technique marche également en alarmant les victimes. Or, depuis quelque temps, les arnaqueurs qui sévissent en par textos ont pris une terrible habitude. Ils se font directement passer pour des services publics…

Arnaques par SMS : les escrocs évoquent un retard de paiement

Face à des courriels ou emails de l’administration, certaines personnes ont vite la boule au ventre. En cause ? Des démarches administratives assommantes, ou de mauvaises nouvelles qui ont tout pour stresser les Français. Ainsi, les plus malhonnêtes n’utilisent pas cette astuce par hasard. Récemment, certains n’ont pas hésité à se faire passer pour le service en charge du recouvrement des amendes. Bien sûr, ces messages n’avaient rien de réels. En réalité, il n’avait qu’un seul but : que les destinataires du SMS cliquent sur un lien frauduleux. De nombreux témoignages font ainsi état d’arnaques concernant un soi-disant paiement d’amende en retard. Il faut d’ailleurs avouer que les meilleurs faussaires savent très bien imiter le ton des administrations.

Le fond comme la forme ne laisse rien au hasard. Tout doit susciter le stress pour le destinataire du SMS. Désemparé, il peut donc facilement tomber dans le panneau, et cliquez sur le lien qu’il reçoit par texto. L’internaute se trouve alors sur une page frauduleuse. Puis, on l’invite à indiquer ses informations personnelles, ainsi que ses coordonnées bancaires. Or, il n’agit de l’erreur à ne pas commettre. En effet, ces données jouent un rôle crucial pour ceux qui dupent leurs prochains avec des arnaques. Ainsi, ils peuvent aisément se servir sur vos économies.

À lire Arnaques : comment éviter les escroqueries sur Leboncoin ? Selon UFC-Que Choisir

Si vour recevez ce genre de messages, évoquant un paiement requis sur la plateforme qui gère les amendes (ANTAI), prenez bien le temps de réfléchir avant de foncer tête baissée.

L’agence nationale de traitement automatisé des infractions réplique

Face à cette tendance inquiétante, l’ANTAI a donc rappelé quelques points essentiels pour avertir le grand public, et lui éviter ces nouvelles arnaques.

  • Les services ne contactent les conducteurs par SMS
  • L’adresse officielle est de l’agence est « https://www.antai.gouv.fr/ » mais certainement pas « amende-gouv.org » ou encore « dossier-antai-gouv.info ».
  • L’administration en charge des amendes rappelle aussi que d’autres arnaques utilisent un prétexte similaire. Cette variante se base sur de fausses verbalisations, envoyées par SMS. L’organisation vous conseille ainsi d’ignorer ce genre de messages frauduleux.

Arnaques : le prétexte du chèque carburant

Au cours de l’année 2022, le budget des automobilistes a subi de lourdes pertes. En effet, dans les stations services, les tarifs ont eu tendance à flamber. Et pour tenter de limiter la casse, TotalEnergies et le gouvernement ont accordé des ristournes aux Français. Mais depuis le 31 décembre dernier, cette mesure n’existe plus. Néanmoins, les travailleurs les plus modestes ont maintenant droit à l’indemnité carburant. Une nouveauté qui forcément inspiré de nombreuses arnaques par texto.

D’après les témoignages des victimes, les escrocs usurpent ainsi l’identité de la Direction générale des finances publiques (DGFIP). La plupart du temps, le message frauduleux inclut aussi un lien, sur lequel le destinataire est invité à cliquer. L’objectif ? Le conduire sur une page non sécurisée, et collecter ses données personnelles et bancaires. Face à l’ampleur de ces arnaques, voici quelques rappels concernant le dispositif lancé par le gouvernement.

À lire Star Academy 2023 : tout ce qu’il faut savoir sur le retour du télé-crochet phare de TF1

  • L’État ne verse pas cette aide automatiquement. Vous devez donc vous rendre sur le site web des impôts, pour remplir le formulaire dédié. En ligne depuis le 16 janvier dernier, il restera disponible jusqu’au 28 février prochain.
  • Pour transmettre votre demande, vous devrez indiquer votre numéro fiscal et votre plaque d’immatriculation.
  • Pensez aussi à joindre une attestation sur l’honneur, certifiant que vous utilisez bien votre véhicule chaque jour pour aller travailler.

Le seul vrai formulaire se trouve sur le site impots.gouv.fr. Les liens contenus dans les SMS qui circulent n’ont donc rien d’authentique : il s’agit de véritables arnaques. Ne tenez pas compte de ces messages frauduleux. Connectez-vous plutôt sur le site du fisc afin de solliciter votre chèque carburant, avant qu’il ne soit trop tard.

Vignette Crit’air : l’astuce en plein essor chez les arnaqueurs

Si vous avez l’habitude de circuler en ville, vous connaissez surement cette petite pastille. L’objectif ? Classer les véhicules en fonction de leurs émissions. D’ailleurs, la vignette Crit’Air est désormais obligatoire pour rouler dans les zones à faibles émissions (ZFE). Or, ce précieux sésame sert de prétexte à de nombreuses arnaques, qui sévissent par SMS oiu par courriel.

En effet, il s’agit d’un dispositif lancé il y a seulement quelques années. Aussi, les malfaiteurs jouent sur l’ignorance des destinataires pour les convaincre d’effectuer un paiement via un site frauduleux. D’ailleurs, le Ministère de la Transition écologique, en charge des vignettes Crit’Air, a déjà tenté d’informer les Français au sujet de ces arnaques. Voici les seules informations auxquelles vous devez vous fier.

  • Pour demander ce document, vous ne devez vous rendre que sur le site //www.certificat-air.gouv.fr/.
  • La vignette a un prix unique, fixé à 3,72 euros. Si on vous demande de payer plus cher, vous avez sans doute affaire à l’une des nombreuses arnaques qui sévissent en ce moment.
  • Le gouvernement ne contacte pas les conducteurs par SMS pour leur parler des vignettes Crit’Air.

Comment repérer les arnaques ?

Pour éviter de vous faire piéger, vous n’avez pas besoin de connaître toutes les escroqueries à la mode. Vous devez simplement adopter quelques bons réflexes qui ont fait leurs preuves :

À lire Carburant : bientôt la fin de l’opération à prix coûtant chez Leclerc

  • Si le SMS prétend venir d’un Ministère ou d’une administration, son lien doit normalement se terminer avec « .gouv.fr ». Dans le cas contraire, cela peut vous permettre de reconnaître des arnaques.
  • Ne cliquez jamais sur les liens avec une adresse qui commence par HTTP. En effet, contrairement aux pages HTTPS, elles ne permettent pas de se connecter de façon sécurisée.
  • En cas de doute, éviter de cliquer sur l’adresse contenue dans l’email. Utilisez plutôt votre navigateur pour recherche le site officiel du service que vous souhaitez contacter. En vous connectant sur votre espace personnel, vous pourrez retrouver tous les messages et alertes envoyés par les administrations.
  • De manière générale, des demandes de paiements ou de coordonnées personnelles, transmises par SMS, doivent vous alerter de potentielles arnaques. En effet, les pouvoirs publics ont plutôt recours aux messageries sécurisées (via leurs sites) ou aux courriers, envoyés par voie postale.

Victime d’une escroquerie ? Voici la marche à suivre

Pour commencer, vous pouvez signaler le numéro suspect en le transmettant au 33 700. Ce texto n’entraînera aucun surcoût. En revanche, cette simple démarche peut suffire à désactiver les lignes qui se livrent à des arnaques. Pour obtenir gain de cause, vous pouvez aussi vous connecter sur internet-signalement.gouv.fr. Ce site vous permet de solliciter l’Office centrale de lutte contre la criminalité liée au TICE.

Vous pouvez aussi obtenir des informations utiles sur les arnaques en cours, en composant le 0 805 805 817. Là encore, tous les appels adressés au numéro Info Escroqueries, restent gratuits. Des agents vous répondent du lundi au vendredi, de 9 heures à 18 heures 30.

JeSuisFrançais est un média indépendant. Soutenez-nous en nous ajoutant à vos favoris Google Actualités :

Accueil / Actualités / Arnaques : de nouvelles escroqueries par SMS circulent, comment les éviter ?